D’après vous, quel rôle joue réellement la technologie dans l’éducation ? La célèbre citation de Nelson Mandela « L’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde. » a fait le tour du monde. L’homme sage avait complètement raison ! L’éducation a révolutionné notre société. Aujourd’hui, nous pouvons presque compter sur les doigts de la main, les adolescents qui ne savent pas lire. Les nouvelles technologies ont également bouleversé le monde dans lequel nous vivons.

Aujourd’hui, les jeunes passent plus de temps devant un écran que pour voir physiquement leurs amis. Mais ces nouvelles technologies ont, sans aucun doute, révolutionné et même faciliter notre quotidien. C’est pourquoi, il est raisonnable de se demander si l’utilisation efficace de la technologie pourrait contribuer à améliorer l’éducation. Et, à ce titre, selon les termes de Mandela, peut-elle changer le monde ?

Une planète divisée

Cette question divise complètement la planète en deux. En effet, vous trouverez autant d’études et de personnes affirmant que l’innovation technologique est la solution à tous les problèmes de l’éducation. Et autant d’autres affirmant à quel point elle est inefficace et, dans certains cas, nuisibles à l’apprentissage. La réponse, je crois, comme pour la plupart des choses, se trouve dans les nuances de gris entre les deux points de vue. Avec une application prudente, une réflexion et une attention obsessionnelle à l’enseignement et à l’apprentissage des sciences, je crois que la technologie a le pouvoir de faire une différence significative dans l’éducation.

Une planète riche, mais pas en meilleure forme

Mais attention tout de même à ne pas en abuser pour ne pas attirer la privatisation de l’enseignement. En effet, une application générale de la « technologie » à l' »éducation » sans réflexion peut conduire à des abus. Nous pourrions, par exemple, voir venir certaines entreprises d’éducation technologique prendre de l’ampleur en obtenant de plus en plus d’adeptes. Avoir beaucoup de clients leur permettrait de devenir très riches et un jour finiraient par nous remplacer.

En y réfléchissant bien, qu’est-ce qui motive réellement l’intérêt du gouvernement ? Les dépenses ou les recettes ?

Au niveau mondial, après les soins de santé, l’éducation est le deuxième poste de dépenses le plus important avec 4,5 milliards d’euros. Mais la part numérique de ces dépenses est de 2 à 3 % par rapport à la moyenne des autres secteurs, qui est de 35 %. Nombreux sont ceux qui voient dans les technologies de l’information et de la communication comme une excellente occasion de combler cet énorme écart de dépenses.

Les personnes qui voient cette opportunité de marché sont-elles les mêmes que celles qui se soucient de l’avenir de nos étudiants ?

Je pense que c’est une question importante qu’il convient de se poser. Et surtout, lorsqu’on écoute les arguments en faveur de l’omniprésence de la technologie dans l’éducation.

Voulons-nous des perturbations ?

Perturbations provenant des grandes entreprises

Les gens demandent souvent que la technologie perturbe l’état de l’éducation. Lorsque l’on parle de la domination actuelle des grandes entreprises perturbatrices sur les marchés mondiaux, l’idée de partage de l’économie semble être la plus puissante. Chaque étude montre, sans aucun doute, que l’impact le plus important sur les résultats des élèves à l’école est la qualité de l’enseignement et de l’enseignant. En outre, je pense que nous devons être extrêmement prudents avant de demander que le système éducatif soit « perturbé » en premier lieu.

Sur le terrain, dans une salle de classe où l’on enseigne à un groupe d’élèves, parfois issus de milieux difficiles, n’importe quel enseignant vous dira que la dernière chose que les élèves veulent, c’est d’une perturbation. Les élèves veulent de la stabilité dans leur vie ! Et, dans certaines circonstances, l’école est l’endroit où ils en obtiennent le plus.

Perturbations provenant des décisions politiques

À un niveau plus élevé, lorsque les politiques sont modifiées dans un environnement scolaire au même rythme que le vent tourne, les enseignants témoigneront du stress que cela entraîne et qui, en fin de compte, affecte négativement les élèves. Enfin, au niveau gouvernemental, lorsque les ministres changent de politique si rapidement que personne ne peut la lire assez vite, cela ne fait qu’aggraver les problèmes. Cela ne signifie en aucun cas que le changement n’est pas nécessaire ou qu’il peut être bénéfique.

Précautions avant toute technologie dans l’éducation

La technologie dans l'éducation

Pour moi, il est impératif qu’avant d’introduire toute perturbation ou application de nouvelle technologie dans l’éducation, trois facteurs clés doivent être au premier plan de nos préoccupations :

  1. La technologie, est-elle conçue avec un accent obsessionnel sur la science de l’enseignement et de l’apprentissage ?
  2. La technologie, est-elle réellement bénéfique pour les élèves qui l’utiliseront ?
  3. S’il y a un avantage réel, cet avantage est-il suffisamment important pour l’emporter sur toute autre applications plus classiques.

Si nous pouvons être certains que la réponse aux trois questions ci-dessus est « OUI » ! Nous devrions alors être obligés d’examiner si nous pouvons mettre en œuvre ces idées.

Septique à la technologie dans l’éducation

À ce stade de votre lecture, je devais penser que je suis clairement sceptique à l’égard des technologies de l’information.

Je le suis.

Cela dit, vous pouvez maintenant penser qu’il est inhabituel qu’un professeur offrant des programmes d’entraînements numériques soit méfiant à l’égard de la technologue dans l’éducation. Mais je dois reconnaître de lorsque la technologie est correctement utilisée dans l’enseignement, elle possède de nombreux avantages.

Je vais donc maintenant évoquer les avantages réels et importants que j’ai pu tirer de l’utilisation de la technologie dans l’enseignement :

Accès à une information de qualité

Il est impressionnant de penser que tout le monde peut avoir accès à des informations de la plus haute qualité à toute heure du jour ou de la nuit. Les exemples de contenus les plus inspirants sont nombreux et trop longs à énumérer. Mais mes favoris personnels, en tant que geek des mathématiques, sont Ilemaths, maths-et-tiques et les discussions TED.

Cela dit, il est crucial, et je suis obligé, d’exposer les problèmes qui y sont associés :

  1. Parmi tous les grands documents, il y a des documents vraiment horribles, inexacts et distrayants. Nous devons aux étudiants plus que le simple fait de dire « OK Google ». Nous DEVONS les aider à séparer le bon grain de l’ivraie.
  2. L’accès à ces informations de qualité n’est utile que lorsque l’étudiant a envie d’apprendre et de se concentrer sur ce matériel. Amener l’Internet et l’accès à ces informations dans des pays où les enseignants sont peu nombreux pourrait constituer une rupture ayant un impact positif, véritablement transformationnel. Avoir cet accès dans d’autres endroits où l’enfant est plus diverti sur le dernier clip de Booba rend cet impact beaucoup moins important.
  3. Certains affirment que si l’on peut accéder à autant de connaissances, il n’est pas nécessaire d’apprendre. Pourquoi mémoriser des faits qu’on peut « googliser ». Je ne veux pas m’immiscer dans ce débat. Je ne suis seulement pas d’accord avec cela. C’est seulement avec la connaissance que d’autres connaissances deviennent intéressantes. Et je crois que la créativité vient de quelqu’un qui sait des choses. Toute grande personne dans son domaine a mis des heures de pratique dévouée et délibérée pour en savoir plus/être capable d’en faire plus que quiconque. Il est donc dangereux de penser que l’accès à ces informations remplace la nécessité de faire l’effort d’apprendre des choses.

Rendre la vie plus facile

Certaines technologies rendent la vie plus rapide, plus efficace et plus facile. Et il en va de même dans le domaine de l’enseignement et de l’apprentissage. Tout ce qui permet réellement aux enseignants de gagner du temps (ce qui est leur bien le plus précieux) ou de se montrer plus productifs, leur permet de se concentrer davantage sur leurs élèves. Ce type de technologie peut aider les enseignants et, en retour, aider les étudiants à obtenir un meilleur enseignement. Il existe des technologies qui le font dans une mesure significative et qui, en tant que telles, sont inestimables. L’une des solutions les plus appréciées consiste à utiliser Google docs pour qu’un même document contienne des commentaires en direct de plusieurs étudiants plutôt que de renvoyer des versions « brouillon » par e-mail à chaque itération.

Médias sociaux et formation continue des enseignants (développement professionnel continu)

Media sociaux - Technologie dans l'éducation

C’est là que l’« économie du partage » entre réellement en jeu pour l’éducation. Ces dernières années, le partage d’idées et de ressources sur YouTube et d’autres médias sociaux pour l’éducation a été incroyable – le meilleur centre d’informations que je n’ai jamais eu depuis que j’ai commencé à enseigner. Le regroupement des enseignants, le partage de stratégies, d’idées, de ressources et de visions prend vraiment forme. Et surtout, je pense que la croissance dans ce domaine a la capacité de faire de véritables différences pour nos élèves. Tout ce qui aide les enseignants à gagner du temps, à s’améliorer, à collaborer avec d’autres grands professeurs les aide à devenir de meilleurs enseignants et nos élèves en bénéficient.

Perturber de la bonne manière

En lien avec le point ci-dessus, les médias sociaux ont permis ces dernières années aux enseignants de se faire entendre. Ils ont même permis d’avoir un impact sur la politique gouvernementale. L’utilisation de la technologie et des médias sociaux de cette manière, soit pour obtenir une masse critique pour des idées dont nous savons qu’elles fonctionnent, soit pour remettre en question l’efficacité des idées/politiques, est puissante. Cela ne peut être qu’une bonne chose. Des mouvements tels que Les pétitions du SNEP en sont un bon exemple. Ces mouvements peuvent apporter des changements réellement bénéfiques à notre système éducatif.

Enseignement du codage et de l’informatique

En France, l’accent mis récemment sur l’enseignement du codage et de l’informatique est un changement nécessaire, bien que gênant pour les profs ne maîtrisant pas cet outil. Pour moi, c’est un sujet crucial pour l’avenir et je pense qu’il est nécessaire de faire ce changement. Une planification minutieuse doit être mise en place pour aider les enseignants à aider efficacement les élèves à s’adapter à ce nouveau monde de l’innovation technologique. De plus, à long terme, ce changement de programme est à mon avis quelque chose qui sera bénéfique.

Collaboration et partage des étudiants

La communication instantanée sur les réseaux sociaux et applications mobiles reste un grand potentiel. En effet, il est très avantageux pour les élèves de communiquer en un clic avec d’autres élèves, leurs professeurs ou toute autre personne dans le monde. De plus, si elle est utilisée de manière astucieuse, pour uniquement permettre aux élèves de collaborer et de travailler réellement ensemble : cela pourrait avoir un impact énorme sur l’apprentissage. Une technologie qui leur permet de collaborer à la maison dans la même mesure que lorsqu’ils étaient ensemble à l’école ne peut être que bénéfique pour leur projet. Imaginez une classe d’élèves français apprenant le mandarin qui passe un appel vocal une fois par semaine avec un groupe d’élèves chinois apprenant l’anglais. Ce genre de projet peut avoir un impact significatif sur l’apprentissage. Il y a beaucoup d’autres exemples qui sont trop nombreux pour être mentionnés.

Plates-formes d’apprentissage sur mesure

En effet, je crois qu’il est possible de créer des plates-formes d’apprentissage qui aident à la fois les enseignants et les élèves. Des plateformes numériques qui font une différence significative dans l’apprentissage des élèves. Souvent, ses plateformes créées dans ce domaine s’adressent aux élèves en difficultés, mais peuvent également être complémentaires à l’enseignant. Examen Malin, entre autres, est un exemple de plateforme d’entraînement au Brevet qui a clairement été développé en mettant clairement l’accent sur l’apprentissage. Le contenu de Examen Malin se concentre sur deux choses :

(i) l’apprentissage de l’élève et

(ii) comment aider l’enseignant à gagner du temps et à mettre l’accent sur la façon dont l’élève apprend.

Un ordinateur où il est représenté des cours en ligne sur l'écran.
Les cours en ligne sont un bon complément aux enseignements en classe.

Avec cette combinaison, je crois qu’il y a une grandes de chances que le site web ait un impact sur l’apprentissage de manière très importante.

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Conclusion

En résumé, la croyance générale selon laquelle la nouvelle technologie dans l’éducation résoudra tous les problèmes de l’éducation est une vision simpliste et erronée. Cependant, les technologies modernes peuvent avoir un grand impact sur notre avenir. Je demande aux enseignants, si possible dans leur vie active, de faire ou de demander les changements de fond dont ils savent que leurs élèves ont besoin. Si vous pensez qu’une solution technologique doit être mise en place dans le cadre de l’éducation, pourriez-vous la faire ou crier assez fort jusqu’à ce que quelqu’un la mette en œuvre ? C’est ce que j’essaie de faire avec Examen Malin. Engagez des enseignants et des étudiants pour créer les technologies dont ils ont besoin. Et ce n’est qu’alors que vous pourrez créer le produit qui fera la différence que nous souhaitons tous.

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